Raconter une histoire de vie demande un cadre clair, rassurant et respectueux.
Ma méthode repose sur une relation de confiance, une écoute attentive et un accompagnement structuré,
à chaque étape du projet.
Essayez, c’est si précieux d’écrire le livre de votre vie,
de vous faire ce cadeau ou de l’offrir à l’un de vos proches.
Pendant trente-cinq ans, dont trente années à La Voix du Nord, le grand quotidien régional du Nord – Pas-de-Calais, j’ai sillonné la région à la rencontre de ses habitants. Descendants de soldats de la Grande Guerre ; élus et citoyens entretenant le devoir de mémoire ; sportifs en activité ou reconvertis ; acteurs de la société civile et du monde associatif engagés dans des actions caritatives ; sans domicile fixe, soignants en première ligne en pleine pandémie du Covid, dirigeants d’entreprise ; mamans aidantes familiales auprès de leur enfant polyhandicapé : de Lens à Maubeuge, du bocage avesnois à la Côte d’Opale, du Touquet à Arras et son beffroi, de 1994 à 2004, j’ai dressé le portrait de centaines d’hommes et de femmes « héros du quotidien », souvent dans la discrétion. Voici un aperçu de ces rencontres vécues avec émotion et ces portraits écrits avec ma sensibilité naturelle.
Je peux vous présenter d’autres articles à la demande.
Sur la route du travail matin et soir pendant cinq ans, je passais devant ce grand mur bien froid et cette porte métallique encadrée de pierre de la maison d’arrêt de Béthune. Je me demandais comment pouvait être la vie des détenus à l’écart des regards extérieurs.
Et à un mois de mon départ en préretraite, alors que je me questionnais sur ce que j’allais faire de mon temps libre, dans la force de mes 55 ans, le hasard a fait en sorte de me permettre d’assouvir ma curiosité. Lors d’un de ces trajets quotidiens par l’autoroute entre mon village et la cité de Buridan, mon attention a soudain été captée par l’interview dans une émission de la radio régionale d’un bénévole qui présentait les activités du CLIP, le Club informatique pénitentiaire.
Gérard, j’ai aussitôt retenu son nom, disait rechercher des bénévoles pour apprendre les rudiments de l’informatique aux détenus. “Pourquoi pas moi ? Ça répondra à ma curiosité”, me suis-je dit en m’efforçant de retenir le numéro de téléphone que l’homme donnait à l’antenne pour le contacter, car au volant, je n’avais pas de quoi noter dans l’instant. Mon cerveau s’est polarisé : “Il faut que je retienne le numéro pour l’appeler !” Et malgré ma mémoire sélective, j’ai réussi à enregistrer dans ma tête la combinaison de chiffres.
C’était le début d’une nouvelle étape de ma vie. Avec un petit sentiment de “liberté” derrière les barreaux depuis près de vingt ans.
Je n’aurai pas commencé une autobiographie sans la relation de confiance qui doit exister avec le biographe. L’enregistrement de l’entretien était vite oublié et ne gênait pas sur la concentration nécessaire. Le texte reflète parfaitement les entretiens que nous avons pu avoir. J’ai bien retrouvé dans mes propos transcrits les épisodes de ma vie et j’ai beaucoup apprécié la possibilité qui m’a été donnée de corriger certains mots ou certaines phrases pour refléter plus parfaitement mon vécu.