Raconter une histoire de vie demande un cadre clair, rassurant et respectueux.
Ma méthode repose sur une relation de confiance, une écoute attentive et un accompagnement structuré,
à chaque étape du projet.
Essayez, c’est si précieux d’écrire le livre de votre vie,
de vous faire ce cadeau ou de l’offrir à l’un de vos proches.
Pendant trente-cinq ans, dont trente années à La Voix du Nord, le grand quotidien régional du Nord – Pas-de-Calais, j’ai sillonné la région à la rencontre de ses habitants.
Ils étaient descendants de soldats de la Grande Guerre, élus et citoyens entretenant le devoir de mémoire, sportifs en activité ou reconvertis, acteurs de la société civile et du monde associatif engagés dans des actions caritatives.
C’étaient encore des soignants en première ligne en pleine pandémie du Covid, des dirigeants d’entreprise, des sans domicile fixe, des mamans aidantes familiales auprès de leur enfant polyhandicapé.de Lens à Maubeuge, du bocage avesnois à la Côte d’Opale, du Touquet à Arras et son beffroi, de 1994 à 2004, j’ai dressé le portrait de centaines d’hommes et de femmes « héros du quotidien », vivant et œuvrant souvent dans la discrétion. Voici un aperçu de ces rencontres vécues avec émotion et ces portraits écrits avec ma sensibilité naturelle.
Je peux vous présenter d’autres articles à la demande.
En juin 2023, grâce au président du club d’échecs d’Arras, nous avons rencontré Laurent Boucher qui a dressé le portrait d’Hakob, alors âgé de 15 ans, et fait le récit de notre exil. Nous traversions la période la plus difficile de notre vie et nous parlions très mal français. Mais grâce à Laurent, à la fois comme journaliste et comme être humain, nous avons pu exprimer toutes nos émotions et raconter le chemin difficile que nous avions parcouru.
Son article puis un deuxième, pertinents et précis, ont largement dépassé nos attentes et suscité de nombreuses réactions. Mon mari, Manuk, a alors obtenu son premier titre de séjour en France.
À mes yeux, Laurent est un journaliste très compétent, expérimenté et talentueux. En tant que biographe, je suis convaincue qu’il écrira de magnifiques ouvrages, car l’écriture est véritablement son domaine, et il y excelle.
Notre petite famille, avec Hakob et Viktorya, est très fière de connaître Laurent comme un excellent professionnel, mais aussi une personne aimable et généreuse.
Lorsqu’il travaillait pour La Voix du Nord, j’ai croisé plusieurs fois Laurent Boucher. J’ai trouvé qu’il était un journaliste discret, réactif et efficace, captant très vite l’essentiel de son sujet pour le retranscrire dans des mots justes. Ses articles, notamment sur les vies cabossées observées à la barre du tribunal correctionnel, étaient fort bien écrits. Laurent est également un homme d’une grande gentillesse, passionné par ce qu’il fait et nos rencontres ont toujours été pour moi très agréables. En tant que biographe, je suis convaincu qu’il saura aisément établir une relation de confiance avec ses interlocuteurs.
Cet article, paru en décembre 2017, reste profondément marquant pour notre famille. Il
raconte une période charnière de notre vie, où tout a été bouleversé avec l’arrivée du
handicap de Florent.
Mais ce qui le rend si précieux à nos yeux, c’est la manière dont il a été écrit.
Laurent Boucher a su poser des mots justes sur une réalité complexe. Il n’a pas cherché à
dramatiser ni à embellir. Il a simplement raconté, avec sincérité et respect. Il a montré les
difficultés, bien sûr — l’organisation du quotidien, le poids financier, les choix de vie — mais
aussi ce qui nous tient debout : l’amour, la solidarité, et cette force qui naît dans l’épreuve.
Ce que j’aime profondément dans cet article, c’est qu’il ne fige pas Florent dans son
handicap. Il ne nous enferme pas non plus dans une étiquette de “famille courage”. Il montre
une réalité, avec ses fragilités, ses contraintes, mais aussi avec tout ce qui nous relie.
À travers cet article, ce n’est pas seulement notre histoire qui est racontée. C’est aussi celle
de nombreuses familles qui vivent le handicap au quotidien, souvent dans l’ombre. Il met en
lumière une réalité encore trop peu comprise, avec pudeur et humanité.
D’ailleurs cet article n’a pas été le dernier. C’est ce que je souhaite aussi souligner, la fidélité
de Laurent Boucher. Il ne s’est pas contenté d’écrire un article. Il a été présent, à l’écoute,
engagé dans la durée. Il a toujours répondu présent pour relayer nos actions et soutenir
l’association Les Amis de Florent. Et ça, c’est rare et précieux. Et encore aujourd’hui, il
s’intéresse vraiment.
Avec le recul, je mesure encore plus l’importance de ce type de regard : un regard qui informe
sans juger, qui montre sans réduire, et qui donne une vraie place à la dignité des familles. Et
en relisant, je mesure aussi tout le chemin parcouru. Et je me dis que cet article garde une
trace fidèle de ce que nous étions à ce moment-là.
Merci pour ce travail, et pour la justesse de votre regard.
Justine Lavogez a publié un livre témoignage, « Le battement des cœurs », paru en 2025 aux éditions Un Coquelicot en hiver ;
commande sur www.justinelavogez.fr
Sur la route du travail matin et soir pendant cinq ans, je passais devant ce grand mur bien froid et cette porte métallique encadrée de pierre de la maison d’arrêt de Béthune. Je me demandais comment pouvait être la vie des détenus à l’écart des regards extérieurs.
Et à un mois de mon départ en préretraite, alors que je me questionnais sur ce que j’allais faire de mon temps libre, dans la force de mes 55 ans, le hasard a fait en sorte de me permettre d’assouvir ma curiosité. Lors d’un de ces trajets quotidiens par l’autoroute entre mon village et la cité de Buridan, mon attention a soudain été captée par l’interview dans une émission de la radio régionale d’un bénévole qui présentait les activités du CLIP, le Club informatique pénitentiaire.
Gérard, j’ai aussitôt retenu son nom, disait rechercher des bénévoles pour apprendre les rudiments de l’informatique aux détenus. “Pourquoi pas moi ? Ça répondra à ma curiosité”, me suis-je dit en m’efforçant de retenir le numéro de téléphone que l’homme donnait à l’antenne pour le contacter, car au volant, je n’avais pas de quoi noter dans l’instant. Mon cerveau s’est polarisé : “Il faut que je retienne le numéro pour l’appeler !” Et malgré ma mémoire sélective, j’ai réussi à enregistrer dans ma tête la combinaison de chiffres.
C’était le début d’une nouvelle étape de ma vie. Avec un petit sentiment de “liberté” derrière les barreaux depuis près de vingt ans.
Je n’aurai pas commencé une autobiographie sans la relation de confiance qui doit exister avec le biographe. L’enregistrement de l’entretien était vite oublié et ne gênait pas sur la concentration nécessaire. Le texte reflète parfaitement les entretiens que nous avons pu avoir. J’ai bien retrouvé dans mes propos transcrits les épisodes de ma vie et j’ai beaucoup apprécié la possibilité qui m’a été donnée de corriger certains mots ou certaines phrases pour refléter plus parfaitement mon vécu.